Comment fixer ses tarifs : guide pour les photographes débutants

Déterminer le bon tarif en tant que photographe débutant peut sembler complexe. Entre charges, rentabilité, et réalités du métier, il est essentiel de poser des bases solides pour éviter de sous-évaluer votre travail.

Voici un guide pour vous aider à définir vos tarifs, tout en restant compétitif et rentable, pour (mieux) vivre de la photo.

1. Connaître son seuil de rentabilité

Le seuil de rentabilité correspond au montant minimum que vous devez gagner pour couvrir vos frais fixes et variables, tout en générant un revenu décent. Pour le calculer :  

1. Listez vos charges annuelles :  

  • Matériel (appareils, objectifs, logiciels, stockage, entretien)
  • Déplacements (carburant, frais de transport)
  • Assurance professionnelle, mutuelle, et cotisations sociales
  • Abonnements divers (logiciels, site web, marketing, formation)  

2. Estimez votre capacité de travail :

En tant qu’indépendant, vous n’êtes pas et ne serez pas en reportage/shooting tous les jours. Entre l’administratif, la prospection, et les congés, vous travaillerez en moyenne 10 jours par mois sur des missions.  

3. Fixez votre objectif de revenu mensuel :

Additionnez vos charges mensuelles et le salaire que vous souhaitez vous verser, sans oublier vos cotisations sociales. Divisez ce total par le nombre de jours où vous pouvez facturer.

Exemple : 
Revenu souhaité : 2 000 €/mois
Charges : 1000 €/mois
Cotisations sociales : 500€/mois (24,6% de votre rémunération en micro entreprise – URSSAF)

Jours travaillés : 10

Tarif journalier minimum : 350 € (3500€/10j)

2. Intégrer vos charges invisibles dans vos tarifs

Beaucoup de débutants sous-estiment les coûts indirects liés à leur activité. Ces charges, bien que non directement visibles, impactent votre rentabilité :  

  • Amortissement du matériel : Un boîtier professionnel coûte plusieurs milliers d’euros et doit être renouvelé tous les 3 à 5 ans.
  • Formation continue : Se perfectionner ou s’adapter aux tendances coûte du temps et de l’argent.
  • Mutuelle et prévoyance : Ces frais, obligatoires pour votre sécurité, doivent être inclus dans vos tarifs.
  • Déplacements : En tant que photographe vous serez amené à vous déplacer souvent chez vos clients par exemple. Ne sous-estimez pas les indemnités kilométriques (lien : https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14686).

💡 Astuce : Pour chaque mission, ajoutez une marge pour couvrir les imprévus (pannes, taxi, repas, etc.).  

3. Bien évaluer son temps. Les réalités du métier.

Au début vous allez probablement commencer par des missions courtes, de quelques heures. Attention de ne pas tomber dans le piège de croire qu’un shooting de deux heures se limite à ces seules 120 minutes. Pensez à inclure également dans votre tarif le temps consacré à :  

  • Préparation : Rendez-vous clients, échanges, devis, repérage des lieux.  
  • Post-production : Tri des photos, retouches, livraison.  
  • Temps administratif : Facturation, contrats, archivage.  
  • Déplacement : un shooting de 2h peut vous bloquer une demi-journée.

Il est courant qu’un photographe débutant consacre 2 voire 3 fois le temps de prise de vue aux retouches ! Finalement ce “petit” shooting de 2h vous prendra en réalité près de 10h. Si vous facturez 200 € pour un shooting de 2 heures, votre tarif horaire réel est de seulement 20 €, auquel il faudra déduire vos charges et cotisations sociales.   

4. Consacrer son temps à ce qui rapporte

En tant qu’indépendant, votre temps est précieux. Pour maximiser vos revenus, il est important de :  

Prioriser les tâches stratégiques comme la prospection, le développement de votre réseau et la fidélisation des clients. Ce sont ces activités qui génèrent des missions et assurent la pérennité de votre entreprise.  

Automatiser les tâches chronophages comme la post-production, l’archivage ou la livraison des photos.  

💡 Astuce : Des outils comme Pixilive peuvent vous aider à gagner un temps précieux, lors de vos reportages événementiels. Pixilive vous permet de livrer instantanément vos photos retouchées par l’IA et prêtes à être publiées sur les réseaux sociaux. Vos clients peuvent communiquer rapidement et prendre le temps après l’événement de vous envoyer leur sélection de clichés qu’ils souhaitent récupérer en HD et retouchés manuellement. Cela vous libère du temps pour vous concentrer sur les photos à forte valeur ajoutée et sur votre relation commerciale.

5. Construire une offre adaptée à votre marché 

Vos tarifs doivent refléter :  

  • Votre expérience : Les débutants peuvent démarrer avec des prix attractifs, mais évitez de descendre sous votre seuil de rentabilité.  
  • Votre zone géographique : Les prix diffèrent entre une grande ville comme Paris et une région rurale.  
  • La spécialisation : Un photographe de mariage facture souvent plus qu’un portraitiste ou un photographe corporate.  

Réévaluez vos prix

Ne fixez pas vos tarifs uniquement en fonction de la concurrence. Votre travail a une valeur unique. N’hésitez pas à :  

  • Revaloriser vos tarifs chaque année pour compenser l’inflation et l’augmentation de vos charges.  
  • Tester des offres « packs » pour des prestations récurrentes ou groupées.  

Définir vos tarifs en tant que photographe débutant demande réflexion et planification. Pensez toujours à votre rentabilité et investissez votre temps là où il a le plus de valeur. En automatisant les tâches répétitives grâce à des outils comme Pixilive, vous pourrez consacrer plus d’énergie à trouver de nouveaux clients et à développer votre activité.